Photo : Le vieux saule auprès du ru ... un de mes arbres préféré :)


Mousse douce et accueillante <3 j adore la mousse :)j ai toujours envie de me rouler dedans :)


savez vous comment utiliser le saule ?
En usage interne : poudre d 'écorce ( attention ! déconseillé aux personnes allergiques à l Aspirine)
8 à 10 gr par jour : contre les fortes fièvres
Décoction d 'écorce : ( même recommandation )
20 à 30 gr par litre d 'eau .Prendre 2 à 3 tasses par jour avant les repas pour des effets apéritifs et tonifiants

Vin : tonique , fébrifuge , apéritif et stomachique : 50 gr d 'écorce macérée 15 jours dans un litre de vin rouge
2 verres par jour avant ou après le repas

Infusion calmante : 40 à 50 gr de chatons et de feuilles par litre d eau . 3 à 4 tasses par jour, dont une le soir au coucher

Externe : décoction prolongée : 30 à 60 gr d 'écorce par litre d 'eau . Utilisé en lavages des plaies ou des ulcères ou en gargarisme astringents

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Mais laissez moi vous citer cet extrait du Seigneur des Anneaux auquel je ne peux m empêcher de songer lorsque je vois un vieux saule :)

 


""Frodo se sentit soudain accablé par le sommeil. La tête lui tournait. L'air était presque entièrement silencieux.
Les mouches avaient cessé de bourdonner. Seul un doux son à peine audible, un faible bruissement comme d'une
chanson murmurée parut voleter dans les branches au-dessus de lui. Il leva ses yeux alourdis et vit, penché sur lui,
un énorme saule, vieux et chenu. L'arbre paraissait immense, ses branches étalées s'élevaient comme des bras
tendus, aux mains pourvues de longs et multiples doigts, son tronc noueux et tordu s'ouvrait en larges fissures qui
grinçaient faiblement au mouvement des branches. Les feuilles qui s'agitaient devant le ciel brillant éblouissaient
Frodo, il s'écroula, et il resta étendu là où il était tombé dans l'herbe.
Merry et Pippin se traînèrent en avant pour s'allonger le dos contre le tronc du saule. Derrière eux, les
grandes fissures béèrent pour les accueillir, tandis que l'arbre se balançait en grinçant. Ils regardèrent vers les
feuilles grises et jaunes qui chantaient en se mouvant doucement devant la lumière. Leurs yeux se fermèrent et il
leur sembla alors entendre des mots, des mots frais, parlant d'eau et de sommeil. Ils s'abandonnèrent au sortilège et
tombèrent dans un profond sommeil au pied du grand saule gris.
Frodo resta un moment à lutter contre le sommeil qui l'écrasait, puis, dans un grand effort, il parvint à se
remettre sur pied. Il éprouvait un désir irrésistible d'eau fraîche.
- Attends-moi, Sam, balbutia t’il. Me faut me baigner les pieds un instant.
Dans un demi-rêve, il gagna en titubant le côté de l'arbre tourné vers la rivière, où de grandes racines
noueuses s'avançaient dans l'eau comme des dragons tortus qui s'étireraient pour boire. Il en enfourcha une et
barbota dans l'eau brune et fraîche, et là, lui aussi sombra brusquement dans le sommeil, le dos appuyé contre
l'arbre.
Sam s'assit et se gratta la tête, baillant comme une caverne. Il était soucieux. L'après-midi tirait à sa fin, et il
trouvait cette soudaine somnolence inquiétante. «Il y a autre chose là-dedans que du soleil et de l'air chaud, se
murmura t’il à lui-même. Ce grand arbre ne me dit rien qui vaille. Il ne m'inspire pas confiance. Écoute sa berceuse
à présent! Ça ne peut pas se passer comme ça! Il se remit péniblement sur ses pieds et partit en trébuchant voir ce
qu'il en était des poneys. Il constata que deux d'entre eux étaient partis à l'aventure assez loin dans le sentier, il
venait de les rattraper et de les ramener vers les autres, quand il entendit deux bruits: l'un fort, et l'autre doux, mais
très clair. Le premier était l'éclaboussement de quelque chose de lourd qui était tombé dans l'eau, le second, un son
semblable au déclic de la serrure quand une porte est doucement refermée à fond.
Il se précipita vers la rive. Frodo était dans l'eau, tout près du bord, et au-dessus de lui une grande racine
semblait le maintenir à bas, mais il ne se débattait pas. Sam l'agrippa par sa veste et le tira de sous la racine, après
quoi, il le remonta non sans difficulté sur la rive. Frodo se réveilla presque immédiatement, toussant et s'ébrouant.
- Sais-tu, Sam, finit-il par dire, que ce sacré arbre m'a jeté à l'eau! Je l'ai senti. La grande racine m'a
simplement enveloppé et fait basculer!
- Vous rêviez sans doute, monsieur Frodo, dit Sam. Vous ne devriez pas vous asseoir en un tel endroit, si
vous avez sommeil.
- Et les autres? Demanda Frodo. Je me demande quel genre de rêves ils font.
Ils retournèrent de l'autre côté de l'arbre, et Sam comprit alors quel était le déclic qu'il avait entendu. Pippin
avait disparu. La fissure contre laquelle il s'était étendu s'était refermée de sorte qu'on ne voyait plus la moindre
lézarde. Merry était coincé: une autre fente s'était refermée autour de sa taille, ses jambes étaient à l'extérieur, mais
le reste de son corps se trouvait à l'intérieur de l'ouverture noire, dont les bords le serraient comme des tenailles.
Frodo et Sam commencèrent par frapper sur le tronc contre lequel Pippin s'était appuyé. Puis ils tentèrent
frénétiquement d'écarter les mâchoires de la fente qui retenait le pauvre Merry. Tous leurs efforts furent vains.
- Quelle chose horrible! S’écria Frodo, éperdu. Pourquoi n'avons-nous jamais pénétré dans cette affreuse
forêt? Comme je voudrais qu'on soit tous au Creux-de-Crique !
De toutes ses forces, il assena un grand coup de pied à l'arbre, sans souci de son propre corps. Un frisson à
peine perceptible parcourut le tronc et passa jusque dans les branches, les feuilles bruirent et murmurèrent, mais
avec un son maintenant de faible et lointain rire.
- Nous n'avons pas de cognée dans nos bagages, je suppose, monsieur Frodo? Demanda Sam.
- J'ai emporté une petite hachette pour fendre le bois de chauffage, répondit Frodo. Cela ne servirait pas à
grand-chose.
- Une minute! S’écria Sam, frappé d'une idée que lui suggérait le bois de chauffage. On pourrait se servir du
feu!
- Peut être, dit Frodo d'un air dubitatif. On pourrait réussir à rôtir Pippin tout vif à l'intérieur.
- On pourrait commencer par faire mal à cet arbre ou l'effrayer, répliqua Sam d'un air féroce. S'il ne les laisse
pas aller, je l'abattrai, fût ce en le rongeant. Il courut aux poneys et revint bientôt avec deux briquets et une
hachette.
Ils assemblèrent rapidement de l'herbe, des feuilles sèches et des petites parcelles d'écorce, puis ils firent un
amas de brindilles et de bois sec. Ils les entassèrent contre le tronc du côté opposé à celui où se trouvaient les
prisonniers. Dès que Sam eut fait jaillir une étincelle sur l'amadou, celui ci enflamma l'herbe sèche, et une bouffée
de flamme et de fumée s'éleva. Les brindilles pétillèrent. De petites langues de feu léchèrent l'écorce sèche et striée
du vieil arbre et la roussirent. Un frémissement parcourut tout le saule. Les feuilles semblèrent émettre au-dessus de
leurs têtes un sifflement de souffrance et de colère. Merry jeta un grand cri, et, venu du tréfonds de l'arbre, ils
entendirent un hurlement étouffé de Pippin.
- Éteignez! Éteignez! Cria Merry. Il va me couper en deux, sans cela. C'est ce qu'il dit!
- Qui? Quoi? Cria Frodo, se précipitant de l'autre côté de l'arbre.
- teignez ! Éteignez! dit Merry, suppliant.
Les branches du saule se mirent à se balancer avec violence. Un son s'éleva: on eût dit un grand vent qui
s'étendait aux branches de tous les arbres environnants, comme si elles avaient laissé tomber une pierre dans le
tranquille sommeil de la vallée de la rivière, suscitant des ondes de colère qui gagnaient la totalité de la forêt. Sam
donna des coups de pied dans le petit feu et étouffa les étincelles. Mais Frodo, sans trop savoir pourquoi il le faisait
ni ce qu'il espérait, courut dans le sentier en criant au secours! Au secours! au secours! Il avait l'impression de ne
pouvoir entendre qu'à peine le son de sa propre voix aiguë: Aussitôt les mots sortis de sa bouche elle était emportée
par le vent du saule et noyée dans une clameur de feuilles. Il se sentit désespéré: perdu et stupide.
Soudain, il s'arrêta. Il y avait une réponse, ou du moins le crut-il, mais elle paraissait venir de derrière lui,
dans le sentier plus loin dans la forêt. Il se retourna pour écouter, et il n'eut bientôt plus de doute
quelqu'un chantait une chanson, une voix profonde et réjouie chantait avec une heureuse insouciance, mais
les paroles n'avaient aucun sens:
Holà! Viens gai dol!
sonne un donguedillon! Sonne un dong!
Saute! fal lall le saule!
Tom Bom, gai Tom, Tom Bombadillon!
Emplis mi-partie d'espoir et mi-partie de la peur d'un nouveau danger, Frodo et Sam restèrent alors tous deux
immobiles. Soudain, d'une longue suite de mots dépourvue de sens (ou qui le semblaient) la voix s'éleva, forte et
claire, pour entonner cette chanson
Holà! Viens gai dol! Berry dol!
Chérie! Légers sont le vent du temps et l'étourneau ailé.
Là-bas sous la colline, brillante au soleil
Là est ma belle dame, fille de Dame Rivière,
Mince comme la baguette de saule, plus claire que l'onde. Le vieux Tom Bombadil,
Porteur de lis d eau, Rentre de nouveau en sautillant.
L'entends-tu chanter?
Holà! Viens gai dol! Berry dol!
Et gai ho, Baie dor, baie d'or, gaie baie jaune, oh!
Pauvre vieil Homme saule, retire tes racines!
Tom est pressé à présent.
Le soir va suivre le jour. Tom rentre, porteur de lis d'eau.
Holà! viens Berry dol!
M'entends-tu chanter?
Frodo et Sam se tenaient comme sous l'effet d'un enchantement. Le vent lança une dernière bouffée. Les
feuilles pendirent de nouveau silencieuses aux branches raides. La chanson jaillit derechef, et puis, soudain, sautant
et dansant dans le sentier, parut au-dessus des roseaux un vieux chapeau cabossé à haute calotte, avec une longue
plume bleue fichée dans le ruban. Un nouveau sautillement et un bond amenèrent en vue un homme, ou tout au
moins le semblait-il. En tout cas, il était de trop forte carrure et trop lourd pour un Hobbit, s'il n'était pas tout à fait
d'assez haute taille pour être un des Grandes Gens, bien qu'il fit assez de bruit pour cela, clopinant sur d'épaisses
jambes couvertes de grandes bottes jaunes et chargeant à travers l'herbe et les joncs comme une vache qui descend
boire. Il avait un manteau bleu et une longue barbe brune, ses yeux étaient bleus et brillants, et sa figure d'un rouge
de pomme mûre, mais plissée de mille rides de rire. Il portait dans ses mains sur une grande feuille comme sur un
plateau un petit tas de lis d'eau blancs.
""

Chapitre 8 : la communauté de l Anneau , le Seigneur des Anneaux JRR Tolkien

 

Belle soirée à tous mes doux amis
 
Je vous enveloppe de poussière d 'étoiles
 
Que la Déesse vous protège
) O ( Yabyum ) O (