Le Sabbat de Beltane est mon préféré :)

Nous allons célébrer la Nature, la sexualité sacrée, les éléments et leurs peuples respectifs . Je rentre chez moi...

Avant de commencer les envois concernant les ceremonies, rituels ou autres , commençons par les préparations  .

Dans le Temple de la Déesse à Glastonbury, il n y a pas de sabbat ou autre célébration sans préparation , ce qui fait qu en vérité, chaque jour devient une journée d offrande, de magie, de service aux Divinités :) 

Commençons avec cette méditation , elle me vient d'une de mes très chères consoeurs et je la pratique régulièrement ... 

Refaite là pendant plusieurs jours au besoin 

Méditation de la Flamme Intérieure

 Nous avons tous en nous une petite flamme qui nous anime, notre flamme intérieure. Lorsque nous sommes portés par des émotions trop fortes, de colère ou de haine, celle-ci peut prendre une ampleur inattendue et nous embraser totalement, finissant par nous consumer tout entier. Au contraire, lorsque l'on est blessé par les agressions extérieures, qu'elles soient d'ordre physique (maladie, blessure etc), affectif (insultes, jugements déplacés etc) ou lorsque l'on est en proie à des sentiments trop négatifs, celle-ci peut s'éteindre petit à petit, nous laissant en proie à un vide glacial qui peut nous faire perdre pied. Le but de cette petite méditation est, quelle que soit la situation, de retrouver un équilibre intérieur, un juste milieu et une paix de l'âme et du corps. 

Lorsque vous sentez que votre flamme intérieure est mise à mal, qu'elle vous consume ou qu'elle est en train de disparaître, installez-vous dans un environnement calme et sain, loin de toute agitation. N'hésitez pas à diffuser de la musique douce pour vous apaiser, sans que le son ne soit trop fort (les gros casques dits fermés sont un bon moyen de se couper des nuisances extérieures : bruit des voitures, tic tac des horloges etc). Mettez-vous dans une position que vous trouvez confortable et fermez les yeux. Après plusieurs profondes inspirations et expirations, faites le vide. Visualisez face à vous votre flamme intérieure, éclairant l'obscurité. Prenez le temps qu'il faudra pour la visualiser nettement, clairement, devant vous. Détaillez-la un instant.

Maintenant, remémorez-vous ce qui embrume votre esprit en ce moment : avez-vous des contrariétés ? Des déceptions ? Du stress ? Êtes-vous en colère contre quelque chose ou quelqu'un ? Êtes-vous révolté par un comportement, une situation, une réflexion ? Laissez venir à vous la première notion qui vous vient à l'esprit, mais prenez garde à ne pas vous laisser submerger. Remémorez-vous de manière posée, quasi extérieure, la sensation que cette notion vous procure : chagrin, colère, solitude...

Visualisez votre flamme intérieure en train de changer en conséquence : est-elle en train de grandir dangereusement ou au contraire de diminuer jusqu'à devenir très faible ? Faites le point. Détachez-vous de tout sentiment négatif, de toute image qui obscurcit votre paix intérieure.

Si votre flamme intérieure vous consume, prenez-en conscience : c'est le premier pas vers le changement. Constatez à quel point le feu peut faire des ravages, tout détruire sur son passage. Constatez donc à quel point ces sentiments peuvent vous consumer, vous entraîner vers le fond. Pensez à un lieu ou une chose qui vous procure une douce sensation de bien-être et faites en sorte grâce à cela de faire à nouveau diminuer votre flamme intérieure, pour vous libérer de tout danger. Ne vous laissez pas submerger par elle.

Si, au contraire, votre flamme intérieure s'étouffe et s'amenuise, pensez à une douce chaleur : les bras réconfortants d'un proche, le soleil sur votre peau, qui vous rend à nouveau vivant et présent. Ne laissez pas votre découragement ou votre tristesse (qui peuvent être symbolisés par des nuages noirs dans votre visualisation) obscurcir votre soleil. Imprégnez vous de cette chaleur, de cette lumière qui vous redonne confiance... Et, petit à petit, voyez votre flamme intérieure grandir à nouveau, et vous réchauffer corps et âme.

Laissez venir à vous vos sensations, vos tourments. Traitez-les les uns après les autres s'il y en a plusieurs, en relativisant, en prenant le temps d'analyser chaque situation. Il ne peut pas y avoir de problème sans solution, ne l'oubliez jamais. Lorsque vous aurez à nouveau retrouvé votre équilibre intérieur, rouvrez lentement les yeux et respirez calmement. Il est peut être temps de faire quelques ajustements dans vos vies afin d'apaiser ou de redonner de la vigueur à votre flamme. Que vous a appris votre méditation ? Quels sont les points sur lesquels travailler ?

Nous devons prendre conscience de notre flamme intérieure au quotidien afin de, petit à petit, modifier notre comportement pour trouver l'équilibre.


Beltaine (Bealtaine ou Beltane) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique ; elle vient après Samhain , Yule et Imbolc.
C 'est le Sabbat des Éléments, et de son Peuple et celui de l Ete ( autrefois , les saisons étaient décalée par raport à nos calendriers actuels) . On la célèbre donc le 30 avril dès le crépuscule. C'est l'époque des esprits des Elements.
Les esprits de la Nature sont de tous côtés et le voile entre le monde des humains et le royaume celtique des sidhe, des êtres féeriques, est d'une extrême minceur. C est la Nuit de Walpurgis 
La Nuit de Walpurgis,  est dédiée aux fées et aux esprits magiques. A cette occasion, on demande l'aide des gens du petit peuple pour aider la croissance des plantes. Comme Samhain, c'est une nuit magique où le voile entre leur monde et le nôtre est ténu ; cette nuit appartient à ces esprits et ceux-ci peuvent parfois être vus des mortels. D'ailleurs, c'est cette nuit-là où ils sont le plus actifs pour jouer des tours malicieux, voler le beurre, les galettes, le miel... Mais rien de maléfique là-dedans! Pensez à eux, et faites-leur une offrande de nourriture blanche ou dorée.

Beltane , le 1er Mai marque le début de la saison estivale . C’est une fête sacerdotale, en Gaule elle est en rapport avec Belenos (dieu primordial de la lumière) et Belisama (« la Très Brillante ») dont le sens est « feu de Bel ». En Irlande, c’est à cette date que sont arrivés les différents occupants de l'île, si on se réfère au Lebor Gabála Érenn (le Livres des conquêtes de l'Irlande). C'est donc une fête de renouveau.

Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre ces feux, afin de le protéger des épidémies.

Beltaine est aussi une période de sensualité luxuriante, raison pour laquelle, au fil des siècles, sa célébration a été découragée par les églises chrétiennes se voulant plus puritaines.
La fête comportait des symboles sexuels masculin et féminin (le mât de mai appelé maypole en anglais et les guirlandes de fleurs le couronnant), images témoignant de ses origines de fête et de fertilité.







Beltane, le jeune Dieu atteint enfin l'âge d'homme. Exalté par les énergies à l'oeuvre dans la Nature, il désire la Déesse. Ils tombent amoureux, s'étendent sur l'herbe au milieu des fleurs et s'unissent rituellement pour réactiver la vie et attirer sur la communauté opulence et fécondité. La Déesse tombent enceinte, et cette fertilité est célébrée par les païens.

Quand les portes de Beltane s'ouvrent toutes grandes le 1er mai, le Soleil et les fleurs accueillent la procession de l'année dans les salles vertes de l'été. A Imbolc, nous nous réjouissons du retour de la lumière; maintenant, nous célébrons la vie, la croissance, l'amour et la sexualité; " la force qui conduit l'énergie verte dans la fleur ", comme le dit le poète gallois Dylan Thomas. "C'est la Nuit-Sorcière, sensuelle et initiatrice, palpitant de tous les pouvoirs et savoirs de la Femme, à fleur de peau, à fleur de Nuit, à plein coeur de Forêt... " (Marie des Bois)

Beltane est aussi le temps pour lier sa destinée à une autre personne. C'est le temps de ce que les païens nomment "Handfasting", le Lien des Mains. Au matin du 1er mai, le couple se promenait dans les bois et les partenaires échangeaient leurs voeux d'amour et de fidélité pour une période d'un an et un jour. La tradition voulait aussi que l'homme cueille des fleurs sauvages pour sa belle et les tresse en couronne ; la femme, quant à elle, cueillait des feuilles de chêne pour la couronne de son amoureux. Ils devenaient ainsi la représentation vivante de la Déesse et de son consort. A la fin de la période, ils pouvaient décider de rompre ou de continuer leur relation.

Beltane, nous nous ouvrons au dieu et à la déesse de la jeunesse. Si âgés que nous soyons, le printemps et ses feux nous rendent notre vitalité et notre jeunesse. Au printemps de notre existence, cette époque peut être l'occasion de vivre notre sensualité de façon positive et créatrice. Plus âgés, nous pouvons y voir le temps de satisfaire le besoin d'un autre type d'union, celui d'accorder les aspects féminin et masculin de notre nature. Depuis longtemps, cette intégration est un des buts principaux du travail spirituel et des psychothérapies. Beltane est le moment de nous y consacrer pleinement, de permettre à la fusion des polarités qui se réalise alors dans la Nature de nous aider dans ce travail essentiellement alchimique.

Il est sûr que la deuxième partie du mot irlandais " Beltaine", et de l'écossais "Bealtuinn", signifie "feu", du vieux celtique "tene", mais les linguistes ne savent pas si "Bel" se réfère à Bélénos, l'Apollon gaulois, ou dérive simplement de "bel", qui signifie "brillant". Il pourrait même dériver de "bil tene", "feu favorable", parce que, sauter entre deux feux de Beltane, c'était s'assurer une bonne destinée, un bétail en bonne santé, et la prospérité.

 

Rituel de Beltane


Allumez une chandelle verte et de l'encens de lilas ou de rose. Remplissez votre chaudron aux trois quarts d'eau et déposez-y une fleur blanche. Agenouillez-vous et dites :

Ô Déesse Mère, Reine de la Nuit et de la Terre, Ô Dieu Père, Roi du Jour et des Forêts,
Je célèbre votre union
Pendant que la Nature exulte,
Débordant de couleurs et de vie.
Acceptez ce présent, Déesse Mère et Dieu Père,
En l'honneur de votre union.

Levez-vous et dites :

De votre union jaillira une vie nouvelle,
Une multitude de créatures couvriront la Terre,
Et des vents purs et caressants souffleront.
Ô Esprits Anciens, je célèbre avec vous!

Plongez votre athamé dans l'eau et ressentez l'énergie. Retirez l'athamé et dites :

Soyez bénis!

    

  

 

Beltane:


La bénédiction du Feu


La veille de Beltane, les druides et leurs successeurs se rassemblaient sur de hautes collines, orientés vers le Soleil levant. Ils venaient allumer les grands feux qui apportaient le pouvoir du Soleil à la Terre, sacrifier et purifier toute la communauté et les troupeaux, pour se préparer au cycle nouveau. Le feu était un intermédiaire entre les hommes et les dieux, les pouvoirs élémentaux du Monde Supérieur qui déterminent le sort des troupeaux et des récoltes. Des offrandes sacrées étaient jetées dans le feu, pour obtenir leur bienveillance, envoyées vers le ciel sur les flammes qui étaient des mains levées en prière.
Plus tard, les feux de Beltane, continuèrent d'arder en Ecosse et en Irlande. Un récit du XVIIIe S., des Highlands, dit que tout feu domestique était éteint, et que sur la colline, le feu pour les grands feux de joie, appelé "feu de nécessité", était allumé avec le bois de neuf arbres sacrés. Seuls les hommes les meilleurs étaient dignes d'allumer le feu sacré. Si l'un était coupable de meurtre, d'adultère, de vol, ou d'un autre crime majeur, il ne devait pas allumer le feu, car il perdrait alors ses vertus coutumières. Trois fois trois fois, trois fois neuf fois, ou même neuf fois neuf fois, les hommes chacun à leur tour faisaient tourner le bâton, ou "enroulaient" le chêne, bien ajusté dans un trou creusé dans une planche de chêne bien sèche, l'arbre du Soleil. Dès que les étincelles commençaient à se produire, on mettait un morceau d'agaric, un champignon qui pousse sur les vieux bouleaux, et qui est très combustible. Le bouleau est un arbre associé aux commencements, aux purifications, et au monde des esprits.
Le feu venait comme une bénédiction des dieux. Le grand feu de joie était allumé avec sa flamme magique, et alors des silhouettes sombres sortaient de leurs fermes en bas de la colline, poussant le bétail. Elles portaient aussi des provisions - une crème aux oeufs, du beurre, des flocons d'avoine, et du lait, beaucoup de bière et de whisky. Un peu de crème était versée sur le sol comme offrande aux dieux et à la terre sacrée. Il y avait aussi un "bannock" de flocons d'avoine, sur lequel étaient posés neuf morceaux carrés, chacun pour un dieu ou un saint qui protégeait les troupeaux, et aussi pour les animaux particuliers qui en faisaient leur proie. Se tournant vers le feu, chaque personne détachait un morceau et le jetait par-dessus son épaule, en disant : "Cela, je te le donne, préserve mes cheveux ; cela pour toi, préserve mes moutons". Et aux prédateurs : "Ceci, je vais te le donner, ô Renard! Epargne mes agneaux. Ceci pour toi, ô Corbeau! Ceci pour toi, ô Aigle!" Quand la cérémonie était finie, on mangeait le reste de la nourriture.
Un récit d'Irlande du XIXe S nous donne un aperçu des scènes qui pouvaient suivre ce rite. Toute la colline était illuminée, les enfants mettaient des tisons de jonc et de bruyère séchés dans les flammes rugissantes, et les faisaient tourner autour de leur tête, imitant le cercle du Soleil. Des danseurs tournaient, décrivant un cercle. Les jeunes hommes sautaient par-dessus les flammes pour "sain", protéger, eux-mêmes, et leur bétail, tandis que les hommes âgés marchaient lentement autour du feu, murmurant des prières. Si un homme était sur le point de partir pour un long voyage ou d'entreprendre quelque chose de dangereux - ou de faire les deux, en se mariant - il sautait trois fois en arrière et en avant par-dessus les flammes, pour que son destin soit favorable. Dans certains endroits, deux feux étaient établis, et le bétail était conduit entre eux pour le purifier de la maladie, après le long hiver passé à l'intérieur. Quand le feu faiblissait, les filles sautaient par-dessus, pour avoir de bon maris, les femmes enceintes le traversaient, pour que leur accouchement se passe bien ; et les mères portaient leurs enfants à travers les braises et les cendres. Tous célébraient le pouvoir du feu sacré, pour purifier l'air des démons et des maladies, du tonnerre et de l'éclair, et tout ce qui pouvait nuire à leurs yeux pour l'enfant non né de la récolte de l'année. Quand le feu mourait, les braises étaient jetées parmi les plantes en herbe, pour assurer une croissance favorable, tandis que chaque maisonnée en rapportait quelques-unes pour allumer un feu nouveau dans leur foyer. Quand le Soleil se levait, ceux qui étaient restés pour le contempler, pouvaient le voir danser de joie trois fois à l'horizon, avant de sauter dans le ciel, dans toute sa gloire estivale.

Plantes magiques
Beltane donne aux plantes leurs vertus curatives, aphrodisiaques et stimulantes. En l'honneur du dieu Bélénos, protecteur des sources guérisseuses, à l'aurore de Mai, les sorcières, les " dames " vont, pieds nus dans la rosée, cueillir les herbes de pouvoir dans lesquelles la magie bénéfique est plus concentrée ce jour-là. Cependant, il faut faire attention aux époques de cueillettes (fleurs, racines, feuilles, écorce) : certaines plantes se cueillent à Beltane, d'autres au Solstice d'été.


La bénédiction de l'Eau

"La belle fille qui, le premier mai,
Va dans les champs à l'aube de la journée,
Et se lave à la rosée de l'aubépine,
Sera après cela, à jamais très jolie."

Les jeunes filles qui allaient avant l'aube se laver dans la rosée, obtenaient un joli teint, selon la vieille coutume. Mais pour les Celtes anciens, la rosée de Mai avait d'autres effets puissants, que les soins de beauté. La rosée était considérée comme pourvue de propriétés magiques, vitalisantes, qui rendaient les champs fertiles. Le blé et le lait, aliments de base, étaient parfois appelés poétiquement "druchta Déa", la rosée e la déesse.
La magie de la rosée fit partie des traditions populaires pendant des siècles. Marcher dans la rosée de mai prévenait les plaies aux pieds. Les hommes qui se lavaient les mains dans la rosée, devenaient habiles à faire des noeuds et des filets. En Ecosse, les mères enveloppaient leurs enfants malades dans des étoffes trempées dans la rosée, pour qu'ils bénéficient de son effet curatif. La rosée collectée dans les corolles de fleurs d'aubépine ou dans le tronc des arbres, était spécialement efficace, car l'aubépine est l'arbre sacré de mai.
Un très grand nombre de coutumes du Premier Mai consistaient à asperger les gens d'eau de source et bassins sacrés, et autres étendues d'eau. Cela se passait souvent au cours des processions rituelles; au XIXe S., en Irlande, dans la trouve de masques, il y avait celui d'un clown qui portait une perche recouverte à une extrémité de lambeaux d'étoffe, ressemblant à un balai. Il la trempait dans un bassin ou une mare, et en aspergeait libéralement la foule criante qui stationnait le long du chemin.
En Cornouaille, le 1er mai était appelé Jour de la Tasse ou Jour d'Immersion, parce que de jeunes hommes revendiquaient le droit d'asperger d'eau quiconque ne portait pas de brindille d'aubépine. A l'est de la péninsule, il était coutumier de se baigner dans la mer les trois premiers dimanches main de mai, et de faire des pèlerinages aux nombreuses sources sacrées du pays.
Beltane, il importait d'être purifié par l'eau et le feu. L'élément feu appartient au royaume du Ciel, le Monde supérieur, car il représente le Soleil; il est allumé avec du bois des arbres sacrés et son énergie s'élève. L'eau appartient au royaume de la Mer, l'Inframonde, car elle demeure dans profondeurs de la Terre, et son énergie se meut vers le bas. Au commencement de l'été, le pouvoir de ces deux éléments s'unit dans un mariage divin qui a pour fruit la fertilité de tous les êtres vivants sur Terre, le royaume du "milieu".
Il est aussi traditionnel, en cette période de l'année, de bénir les esprits des rivières et des sources. Si vous vivez près d'un point d'eau, faites une guirlande ou un petit bouquet de fleurs printanières, et jetez-le dans l'eau avec vos remerciements.


Récolter la Rosée de Mai



La Rosée de Mai est le sel des transformations, des renaissances, des épanouissements. Elle contient le sel alchimique qui permet de " germer ", elle est la liqueur née de l'union de la Lune et du Matin.
Le matin de Beltane, collectez l'eau pour l'utiliser dans le rituel et la guérison de l'une de ces deux façons.
Collectez la rosée avant l'aube, car elle perd sa puissance après que le Soleil s'est levé. Prenez-la dans l'herbe poussant dans un espace sans pesticide, aux fleurs ou aux branches d'aubépine ou dans le creux des rochers ou des arbres. Lavez-vous le visage, les mains, ou les pieds dedans, et si vous en avez le courage, déshabillez-vous entièrement, et roulez-vous dans la rosée pour commencer l'été de façon vraiment rafraîchissante! Rendez-vous à une source, un bassin, ou un ruisseau, juste avant le lever du Soleil. Remplissez le bol ou un calice - de préférence celui de votre autel - et élevez-le, de façon que les premiers rayons du Soleil tombent sur l'eau, la chargeant du pouvoir du feu. Contenant les vertus du monde supérieur et du monde inférieur, cette eau est considérée comme très efficace.
Une manière très simple de récolter la rosée est de laisser traîner sur l'herbe mouillée, derrière vous et en marchant, un fin drap de matière naturelle, et ensuite de le tordre pour récolter le liquide divin dans un sceau. De la même manière, vous pouvez utiliser des cotons hydrophiles, pendus à des fils. Gardez précieusement la rosée dans un flacon. Vous pourrez vous en servir durant toute l'année.

Fleurs de Mai

Entre le coucher et le lever du Soleil, à Beltane, les enfants irlandais allaient dans les champs cueillir des fleurs aussi jaunes que le Soleil : primevères et coucous, boutons d'or et fleurs d'ajonc, et, surtout, la plante la plus favorable de Beltane, le souci d'eau. Les fleurs jaunes ne servaient pas qu'à la décoration: comme symboles du Soleil dispensateur de vie, elles étaient disposées en petits bouquets, et attachées aux portes et aux fenêtres, ou leurs pétales étaient éparpillés sur les seuls de la maison et de l'étable, comme protection contre les êtres enchantés, qui étaient de sortie, en masse, à ce point critique de l'année. Certaines servaient à garnir les paniers parfumés que les enfants apportaient aux malades et aux vieillards (cela ne vous rappelle rien? même pas un certain Petit Chaperon Rouge?...).
Comme les fleurs, les rameaux étaient suspendus à profusion autour de la maison, unissant le bois et la pierre dans l'or et le vert du royaume de la forêt, ravivant le souvenir des premières demeures sylvestres. Les fleurs étaient aussi pour les amoureux, qui en faisaient des guirlandes, qu'ils échangeaient comme présents. Au Pays de Galles et en Cornouailles, les jeunes hommes en faisaient de petits bouquets et des guirlandes, qu'ils laissaient secrètement sur le pas de la porte de leur bien-aimée, le soir. L'aubépine et le bouleau, arbres associés à l'amour et à la sexualité, étaient les favoris : ils ne manquaient pas de délivrer le message voulu.


Buisson de Mai et mât de Mai
On pouvait aussi cueillir des branches pour faire le buisson de Mai. Un rameau ou un bouquet de l'arbre - l'aubépine est le plus réputé - était décoré de fleurs, de rubans, de banderoles de papier, et autres petits morceaux de matériaux de couleurs vives. Des coquilles d'oeufs colorées, gardées soigneusement par les enfants depuis les festivités de Paques ou d'Ostara, étaient enfilées, et parfois une boule dorée pendait au buisson, représentant peut-être le Soleil. Des bougies ou des torches de jonc y étaient attachées, allumées, rituellement, le soir de la Veille de Beltane; la famille accrochait le buisson de Mai de façon qu'il soit vu, à l'extérieur de la maison, mais on fixait en hauteur, aux carrefours, un buisson pour toute la communauté. On décorait aussi un arbre vivant s'il poussait en un lieu central. Ce soir-là, on se mettait sur son trente et un pour danser autour du buisson ou de l'arbre rayonnant. Des garçons portant des guirlandes de fleurs se tenaient la main, et participaient, par une longue danse serpentine autour du buisson de Mai, comme leurs ancêtres avaient entouré l'arbre de vie au centre du village de l'Âge du Fer.
Le mât de mai était le symbole de la croissance et de la force retrouvées de l'été. A la veille de 1er Ma au Pays de Galles, des campagnards de tous âges allaient en direction du bois, en entonnant des chants de mai, et soufflant dans de très grandes cornes. On abattait un grand bouleau et on le ramenait au village sur un chariot tiré par des boeufs. Au lever du Soleil, les jeunes gens ornaient leur maison avec des branches de mai, et le mât de mai était installé sur la pelouse du village, égayé de guirlandes de fleurs et de noeuds, de rosettes et de rubans. C'était alors le moment des "danses du bouleau". Le maître de cérémonie attachait une longue banderole au mât, et les danseurs en ajoutaient tour à tour. Un violoneux ou un harpiste, assis sur un tertre ou une pierre voisins, ornés de rameaux de chêne, commençait à jouer, et les danseurs se mettaient à danser au vieux rythme du tissage, sur la mesure de "passer l'aiguille". La journée était entièrement employée à jouer, festoyer, à se divertir, et cela jusqu'à la nuit tombée, et l'on gardait pour les esprits de l'hydromel et du miel épicé.
    

  

 



Prière de Beltane



Belle éclatante
Déesse lumineuse
Répand ta lumière sur l'homme.
Lance ton appel,
Viens vers moi,
Comble à nouveau ma vie,
Rêve de merveille,
Accomplissement.
Caresse ma joue,
Caresse mes cheveux,
Sombre pré,
Pré parfumé,
Nous y trouverons l'amour,
Sans honte, sans ornement
A l'exception d'un torque d'or.
Unissons-nous enfin,
Comme dans les temps anciens.
Mots enfiévrés,
Front enfiévré,
Que j'apaiserai de mes caresses
Au bout du temps
Au fin fond de l'espace.
Je me languis de toi!
Je deviens la Déesse,
Deviens le Dieu ;
Entrelacés
dans cette danse effrénée.
Honore-les, honore-nous,
Ma coupe à ta lance
J'avais offert.
J'offre maintenant.
Viens et abreuve-toi,
mon doux amant,
Au travers des éons,
Au travers des ans,
Encore et encore
nous nous retrouverons.
Je suis toutes les femmes,
Tu es tous les hommes,
Enlacés pour l'éternité.
Tourne la roue,
tourne la roue,
et tourne encore vers moi.


Rituel d action de grâce


- grand bol de couleur blanche
- chandelle blanche
- fleurs blanches fraîchement cueillies
- napperon de coton blanc

Déposez le bol sur l’autel. Faites tenir la chandelle blanche au centre du bol avec les gouttes de cire d’une autre bougie blanche (le bol fait ainsi office de chandelier.) Versez ensuite l’eau dans le bol et dispersez les fleurs fraiches à la surface. Allumez la chandelle.
Représentez-vous votre intention rituelle, n’oubliez pas que vous souhaitez remercier la Déesse et le Dieu. Touchez l’eau avec le bout de vos doigts, de part et d’autre de la chandelle, en prononçant ces mots :

Dame de la Lune, des étoiles et de la Terre,
Seigneur du Soleil, des forêts et des collines,
Je célèbre un rituel d’action de grâce.
Mon amour brille comme une flamme.
Mon amour flotte, comme les pétales,
Sur vous.
Dame des eaux, des fleurs et de la mer,
Seigneur de l’air, des cornes et du feu,
Je célèbre un rituel d’action de grâce.
Mon amour brille comme une flamme.
Mon amour flotte, comme les pétales,
Sur vous.
Dame des cavernes, des chats et des serpents,
Seigneur des plaines, des faucons et des cerfs,
Je célèbre un rituel d’action de grâce.
Mon amour brille comme une flamme.
Mon amour flotte, comme les pétales,
Sur vous.

Regardez à l’intérieur de la flamme, puis à l’intérieur de l’eau. Soufflez légèrement à la surface de l’eau et observez les mouvements des fleurs. Entrez en communion, en méditation. Rendez grâce.
Enlevez les pétales de l’eau et placez-les au centre du napperon de coton. Enveloppez les pétales dans le morceau de tissu. Pour mettre fin au rituel, éteignez la chandelle avec vos doigts, versez l’eau sur le sol et enfouissez les fleurs dans la terre. Le rituel est accompli.

 

  

 





Symboles et correspondances

Encens : lilas, muguet.
Arbres : arbres fruitiers en fleurs, saule, aubépine (fleur blanche de la Déesse), genêt (fleur d'or de Bélénos).
Fleurs : lilas, muguet, fleurs de mai.
Couleurs : rose, vert tendre, mauve, jaune.
Chandelles : vertes, roses, mauves.
Pierres : émeraude, saphir, quartz rose.
Planètes : Vénus, Lune.
Carte du tarot : arcane majeur 5, le Grand Prêtre
Influence : intelligence, joie, sexualité, vitalité.
Chandelles : vertes, roses et mauves



Les dieux et déesses à invoquer

FLORA : Déesse Romaine des fleurs
DIANE : Déesse de la Lune
PAN : Dieu Grec des bois et de la fertilité

La décoration de l'autel


Pour le décorer, placez sur votre autel une très grosse bougie ornée de rubans roses, verts, jaunes et mauves, ainsi qu'une couronne de fleurs (marguerite, lilas, muguet...). Les fleurs sauvages comme les violettes, les primevères et les boutons d'or sont les plus appropriées à cette fête.
A l'extérieur, célébrez Beltane dans la forêt ou près d'un arbre afin de le transformer en mât de mai, poteau décoré de rubans, de fleurs et de guirlandes, qui symbolise l'union sacrée de la Déesse « Mère » et du Dieu « Cornu » et autour duquel vous pourrez danser et chanter. En l'honneur de l'union de la Déesse et du Dieu, vous pouvez créer de petits objets que vous suspendrez à l'arbre : petits sachets de fleurs parfumées, rangs de perles, petites sculptures, guirlandes de fleurs..



Encens de Beltane
- 3 parties d'oliban
- 2 parties de bois de santal
- 1 partie de pétale de rose
- quelques gouttes d'He de jasmin
- quelques gouttes d'He de néroli

Aliments traditionnels
Ce festival de la fertilité souligne l'arrivée des premiers fruits de la saison. De l'Ecosse nous vient la tradition de servir des biscuits à la farine d'avoine, ainsi que du pain et des gâteaux d'avoine nommés "bannocks". Dans la tradition picte (les " hommes bleus " de l'Ecosse), le bannock était considéré comme une nourriture sacrée.
Cependant, les aliments sacrés de cette fête est le lait et tous ses dérivés : fromages, yaourt, crème glacée et fouettée, costarde, quiche, etc. et le miel. En effet, l'élaboration par la Nature de produits aussi sophistiqués (et aussi bons...) leur conférait un petit quelque chose de magique qui les rattachait à cette fête de la vie. Deux des autres symboles de Beltaneétaient les fraises et l'avoine. Il est aussi de rigueur de servir le Vin de Mai.

Recettes

Vin fleuri de la Reine de Mai, Galettes de sorcières, Gâteau blanc des dieux, Sirop de pissenlit